Sona Jobarteh

Sona Jobarteh gambienne, est cette première femme griot résolument moderne et tournée vers la jeunesse, vers l’avenir, vers le devenir de l’Afrique. Portée par ses racines africaines profondes et par l’héritage, le legs des ancêtres, Sona Jobarteh est une passeuse. Entre sa Kora et elle, c’est une histoire de cœur, d’amour, d’âme, et de mémoire à transmettre, à perpétuer. Sona Jobarteh s’adresse à la société, à son peuple, à la communauté africaine dans son ensemble. C’est son rôle de griot, et elle le remplit pleinement et admirablement. Ecouter chanter et regarder jouer Sona Jobarteh n’est que plaisir, joie, douceur et espoir. Ses doigts agiles habiles et légers, effleurent avec grâce les cordes de sa Kora pour nous offrir de belles mélodies aux sonorités profondes, harmonieuses qui, mêlées à sa voix douce et apaisante, nous enveloppent agréablement pour nous transporter au cœur de cette Terre d’Afrique accueillante, chaleureuse, généreuse, si diverse et riche de son histoire, de ses traditions, de ses cultures, de ses valeurs mais aussi et surtout de ses enfants, la plus extraordinaire, la plus précieuse de ses richesses : énergie, force, imagination, fougue pour peu qu’on leur montre le chemin, pour peu qu’on leur donne les moyens, les opportunités d’inventer, d’entreprendre, de se réaliser.

Sona Jobarteh 2

Sona Jobarteh a ouvert une école en Gambie unique en son genre en Afrique de l’Ouest et aussi ailleurs probablement. Car, en plus des enseignements généraux classiques qui y sont présents, les traditions, cultures et histoires en plus de la musique y occupent une place de choix. Pour Sona Jobarteh, aller de l’avant et entrer de plein pied et en toute confiance dans la modernité ne peut se faire qu’unis, qu’en étant « armés » culturellement, qu’en s’appuyant sur le legs, la mémoire, les valeurs des ancêtres. Ci-dessous une interview en anglais dans laquelle Sona Jobarteh nous parle de sa famille de griots, de la manière dont  elle-même est devenue griot puisque ce statut et son rôle sont exclusivement réservés aux hommes, elle nous parle aussi de sa musique, de son héritage culturel, de sa vision et des actions entreprises en faveur du développement, de l’épanouissement des générations futures. On ne peut donc que se réjouir de ce  modèle d’écoles, et souhaiter qu’il essaime à travers toute l’Afrique.  Les Belles sources

Ecole de Sona Jobarteh 2

Bonne écoute