Anoushka Shankar est bien la fille de son père Ravi Shankar, le légendaire virtuose du Sitar, instrument aux sonorités typiques de musique classique indienne! Ravi Shankar père de notoriété internationale essaiera d’ouvrir sa musique traditionnelle classique à d’autres influences. Haro et contestation par les puristes mais aussi par le public. Anoushka Shankar élève de son père dès son plus jeune âge, arrivera sur scène et se produira avec son père dès l’âge de 13 ans. Elle l’accompagnera par la suite à travers le monde, et ils feront beaucoup de concerts ensemble.

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Prenant son propre envol, Anoushka s’imposera non comme la fille de, mais comme virtuose du sitar à part entière à son tour ! Elle deviendra elle-même à l’instar de son père, une extension de son instrument ! Grâce, beauté, profondeur, sensibilité, émotions et sentiments forts empliront à chaque fois l’espace ! Qui d’Anoushka ou du sitar s’expriment ? On ne sait plus qui nourrit l’autre, qui inspire l’autre, ils ne font plus qu’un !

Dans la vidéo ci-dessous, Anouska et son père entament un dialogue par voix et sitar interposés plein de complicité, de tendresse. Magnifique !

La musique d’Anoushka s’enracine profondément dans la musique traditionnelle classique indienne transmise par son père et par laquelle elle a débuté comme dit ci-dessus. Anoushka nomade dans l’âme, ouvrira cette musique sacrée à d’autres influences. Elle ne la dénaturera pas, mais l’enrichira au contraire d’autres sonorités pour mieux la préserver à l’ère du bruit électronique, et de la « musique » prémâchée et prête à consommer qui engloutit l’authentique, l’essence. Elle la fera dialoguer merveilleusement bien et en toute harmonie avec d’autres musiques enracinées profondément elles aussi dans l’Histoire, les Histoires humaines, à l’instar du Flamenco dont elle ressent les vibrations profondes en elle.

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Dans son album, « Traveller », Anoushka Shankar explore justement les rythmes fougueux et passionnés du Flamenco, s’y fond à partir d’une perspective musicale différente celle du sitar dont elle pousse loin, bien loin les possibilités et les sonorités si riches, et ce avec grâce, talent et génie. Le dialogue, l’échange entre les deux musiques est fluide, harmonieux chacune pourtant gardant son cachet authentique propre.

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« Casi Uno » qui peut être traduit par «presque un» parlant de deux cœurs est d’abord interprété en live par Sandra Carrasco, ambassadrice espagnole nomade du Flamenco à travers le monde, puis par Concha Buika de son vrai nom Maria Concepción Balboa Buika qui est née dans les îles Baléares en Espagne.

Concha Buika est chanteuse, poète, compositeur et productrice musicale, et surfe avec une aisance extraordinaire sur tous les styles avec sa voix rauque et sensuelle sublime, unique! Lorsque Concha Buika chante, ce n’est pas seulement sa voix qui s’exprime, mais toute sa sensibilité, toutes ses émotions, en fait c’est tout son être qui prend possession du texte et de ses sonorités, de ses notes, et de ses mélodies, Buika vit la musique et les textes de manière tellement intense qu’il n’est même plus besoin de comprendre la langue dans laquelle elle chante, puisqu’elle en est elle-même la traduction, l’interprétation.

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Buika a un public fidèle et attentif aux quatre coins du monde, un public très conscient de sa singularité, de la singularité de sa voix, de tout ce qu’elle est et de tout ce qu’elle donne sans compter. C’est un réel et grand plaisir d’écouter et de voir chanter Buika, qui pourrait être parmi les plus grandes chanteuses de tous les temps.

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Trois femmes d’exception pour une même cause « Casi Uno ».