Dans la marge 4

La misère et la guerre à feu et à sang
Détruisent les hommes leur corps et leur âme
Ravageant les hautes futaies de nos cœurs
Faisant de notre monde une terre brûlée

Il n’est qu’une seule bataille qui vaille
Celle de l’amour et de la volonté
De garder vivante la flamme de l’être

Vivre et aimer sont les lueurs d’un seul feu
Où les braises des cœurs se raniment
Nos mains de feuilles entrelacées se chauffent
A la flamme bleue de tes yeux lumineux.

Jacques Viallebesset, Sous l’étoile de Giono

Jacques Viallebesset

La poésie de Jacques Viallebesset écrivain poète français né en 1949 va à l’essence de l’être, aux rapports que l’homme entretient avec les autres, l’autre, et même le tout autre, et nous rappelle que la liberté et l’amour sont les seules vraies valeurs. La poésie est ici sa propre expérience, en même temps que celle du poète. Entre lyrisme et sensibilité, la langue de Jacques Viallebesset est drue et le souffle puissant, une poésie de plein vent et gorgée de sève, tour à tour mélopée ou élégie, « poétiser, c’est vouloir capter le bruissement ou le palpitement des cœurs vivants qui battent à l’unisson du rythme du Cosmos », dit-il avec lucidité. Parmi ses recueils de poésie on peut citer « L’écorce des cœurs », « Le pollen des jours », « Sous l’étoile de Giono »… Ses poèmes sont présents dans plusieurs revues et anthologies internationales.

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Jacques Philippe Hebert, Mystère de la vie, Artmajeur

Jacques Philippe Hebert

Jacques Philippe Hebert est né en 1952 et a vécu la plus grande partie de sa vie dans le ville de Laval au Québec. Passionné tout autant que perfectionniste, Jacques  travaille sans relâche pour exprimer à travers son art des émotions profondes avec une obsession et un engagement continuel. En 2002, il est proclamé « Découverte » au salon d’automne International des Beaux Arts de Montréal. Au printemps 2003, il tient sa première exposition en solo couronnée de succès. Ses créations abstraites évoluent en une approche multidisciplinaire à l’expression du soi: peinture sur toile, manipulation sculpturale du verre, technique apprise à Murano en Italie, et la combinaison de deux substrats lors de la phase finale. Jacques Philippe Hebert n’hésite pas à parcourir le monde pour dénicher les spécimens les plus rares et les plus raffinés afin d’enrichir sa propre palette.

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Jacques Philippe Hebert, Celestial, Artmajeur

Jacques Selle

Entre abstraction lyrique et figuration libre, l’univers de Jacques Selle n’a de cesse d’explorer l’espace et la vie intérieure de l’homme. Pour lui, le plaisir de la couleur s’accompagne d’une quête de sens. À l’appréhension du cosmos s’ajoute une dimension métaphysique, ouvrant le regard sur un imaginaire nourri d’innombrables voyages et de spéculation philosophique. Mêlant la terre à l’eau, à l’air, et au feu, Jacques Selle tente de construire sa demeure dans le territoire de l’absolu, là où l’image devient un symbole ardent se déclinant à l’infini… Né à Fécamp, adolescence à Dieppe, son enfance dans la guerre, Jacques Selle vit le quotidien des Français de l’époque. En 1945, la mer si proche devient enfin accessible, et signifie la liberté, un espace infini ouvert aux découvertes du monde.

Jacques Darbaud Mali@Artsper

Jacques Darbaud, Mali, Artsper

Jacques Darbaud

Jacques Darbaud, dit Darbaud, est un artiste français né en 1943 à Aix-en-Provence. Il fait ses études à Paris à l’Académie de la Grande Chaumière, à l’Académie André Lhote, puis travaille comme décorateur pour le cinéma et la télévision. En 1993, il retourne dans le Sud, où il crée un atelier de sculpture. Les sculptures en bronze sur bois de l’artiste s’inscrivent dans une fascination pour l’Afrique, fascination née de la découverte des œuvres du sculpteur anglais Herbert Ward. La fidélité de la retranscription des visages des femmes africaines à travers ses sculptures en bronze sur bois sert la démarche artistique de l’artiste. Les sculptures de Darbaud sont régulièrement exposées en France et en Belgique, et font partie de collections privées françaises et étrangères.

Jacques Darbaud La Congolaise artsper

Jacques Darbaud, La Congolaise, Artsper

Jacques Volpi

Né en 1948 dans le Gard. C’est dans les années 1970 que Jacques Volpi découvre la peinture au couteau avec ses effets de matière et ses empâtements généreux. Le temps d’assimiler cette rencontre et il range à tout jamais ses pinceaux. Pendant dix ans, il travaille cette nouvelle passion, affine sa technique, participe à de nombreuses expositions, et se voit proposer d’exposer ses œuvres dans certaines Galeries. En 1990, il décide de vivre de sa peinture et expose ses toiles dans de nombreuses Galeries en France. Ce sont les sourires de la vie que l’artiste nous restitue sur la toile, des histoires auxquelles nous ne prenons pas garde, celles d’un quotidien chaleureux, l’insouciance d’un moment volé au temps qui passe. Simples passants, le plus souvent des femmes au soleil d’été ou sous la pluie… Jacques Volpi nous raconte ses histoires provençales qui sentent bon le parfum des saisons. Son parcours est jalonné de prix et de récompenses, et ses œuvres figurent dans des collections particulières (France, USA…), et sont exposées dans des galeries françaises.

Jacques Bertin

 Jacques Bertin est du pays du cœur, même et surtout si « les essieux des rêves cassés sur les chemins/pourrissent dans la boue ». Il reste l’amour : « mourir de toi, de vous, encore ! », l’amitié : «Ah, vieil ami, restons groupés, restons ensemble» et la fierté de dire « Nous n’avons pas failli au moins! » Il se situe bien dans la lignée des Cadou, Bérimont, Rousselot, ce dernier revendiquant une poésie «à hauteur d’homme» qu’il défendit toujours avec une exigence ombrageuse […]. J.N.Guéno

Jacques Selleart-culture-france.com

Jacques Selle, Artculturefrance.com

Le navire

Qu’est donc ce rien de lumière dans la nuit
Cette braise sous la cendre qui réchauffe
Sous leur écorce nos cœurs trop meurtris
Quand notre vie se noie et touche le fond

Quelle est cette force qui tient ensemble
Les fragments épars des jours égarés
Ce qui comble le vide entre les rendez-vous
De l’enfance de l’amour de la mort

Quelle est cette frêle musique imperceptible
Qui fait survivre au chagrin d’être séparés
Risquant à chaque instant de se taire à jamais
Si l’autre ne tend plus son oreille de coquillage

Quel est ce point où miroite un ciel clair
Dans la triste flaque des souvenirs effacés
Qui  fait se propager ma passion de vivre
Et ma tendre  persévérance obstinée à aimer

Ce goût cette odeur ce regard qui m’appellent
Qui font que mes poumons s’emplissent d’air
Mon navire dont les voiles se déploient au vent
Arbore à sa proue le nom de Belle espérance.

Jacques Viallebesset

jacques-selle[1]galerie-monalisa.org

Jacques Selle, Galerie monalisa

Le cœur d’une femme

Je ne veux pas pour toi les déchirures des ronces
Ni les étangs glauques des illusions ou l’on s’enfonce
Efface de ton âme les noirs tourbillons
Une étoile flamboie au milieu de ton front

Abandonne les cauchemars au fond de leur nuit
L’amertume blême de la tristesse est un désert
Je veux un ciel clair et des poitrines au cœur chantant
Des poumons vibrant comme des arbres en plein vent

Je ne veux pas pour toi l’ombre portée de la souffrance
Sur le pur visage embué de ton enfance
Arrache de toi les barreaux de la cage
Le fardeau de douleur est un trop lourd bagage

La vie est là qui frémit et palpite dans la sève
Chaude vie plus forte que les illusions
Une vie jamais vécue voilà ce que je veux
Où les oiseaux viennent chanter dans tes cheveux

Je ne veux pas pour toi l’étendue du dérisoire
Ni les lèvres murées par tant de pierres noires
Tu as trop arpenté déjà les labyrinthes du malheur
Pour qu’enfin ton cœur soit parsemé de fleurs.

Jacques Viallebesset, l’écorce des cœurs, 2011 (copyright © le nouvel athanor)

Jacques Volpi Village d'Aurel au printemps Art majeur

Jacques Volpi, Village d’Aurel au printemps, Art majeur

Les Nobles Voyageurs

En hommage à OV. L de Milosz

Chevaliers errants qui rêvent leurs vies et vivent leurs rêves
Vagabonds solitaires de l’âme chemineaux anonymes de l’esprit
Ils traversent le temps et l’espace sans repos ni trêve
Pour venir allumer des soleils noirs au cœur de la nuit
Ayant l’âge du sable de la mer et du vent du désert
Empruntant les vêtements du siècle où nous sommes
Le pain des forts le feu et le sel leur sont offerts
Dans des haltes secrètes où s’aiment les hommes
Alchimistes du Verbe et forgerons de l’âme
Ce sont des maîtres sans temple qui ont rendez-vous
Une lanterne sourde à la main protégeant la petite flamme
Dans la clairière de l’être où règne l’amour fou
Ils pérégrinent de siècle obscur en siècle obscur
Portant sur leur épaule droite un noir corbeau
Eclairant le chemin des consciences pures
Pour que le monde et les jours soient enfin beaux
L’œil est le soleil du cœur comme le cœur celui de l’esprit .
Venus ici et maintenant dans le monde sans lui appartenir
Réincarner dans le creuset des cœurs la parole qui vit
En eux s’élève le souffle d’une vie plus forte que la mort à venir

Jacques Viallebesset

Jacques Volpi

Jacques Volpi, Artmajeur

Jacques Volpi@whinniethepooh canal blog

Jacques Volpi, Artmajeur